DU 24 AU 30 OCTOBRE 2022 Exposition de Peinture a Tübingen au Kunst Nest

Lors de sa venue, en Août 2022, à Aix en Provence, chez Madeleine et Marc BOULONNAIS-MILLE, Jutta CYCON VORWERK avait rencontré des peintres de LEONARD et ses Amis, lors de leur Séance de Peinture en Commun du Samedi matin, et à cette occasion, avait lancé l’invitation pour venir exposer dans l’Atelier qu’elle partage avec Anna ARLAMOVA, Le KUNST NEST TÜBINGEN, Lange Gasse 62.

PHOTO DE L’ENSEIGNE

Les échanges entre nos deux villes sont habituels depuis 2008, année où Marc et moi, accompagnés de Pierre HOULES et Marie Claude SLAMA avons eu la chance d’être accueillis, dans le cadre du Jumelage, à Tübingen pour représenter notre Association.

( https://voyageatubingen.wordpress.com )

Dimanche 23 Octobre 2022

Après avoir loué une charmante maison à GENKINGEN SONNENBÜHL, dans la campagne du Bade-Wurtemberg, Marc et moi avons fait le déplacement, accompagnés de Francis SAPENA et de son épouse Kinou, emportant avec nous quelques tableaux, outre les nôtres, ceux de Rudy DIDAUX, Louane GONZALVEZet Romain GATTONNE.

A peine arrivés, Marc et Francis sont allés déposer les œuvres à l’Atelier, pour un accrochage le lundi matin, ainsi que des produits provençaux pour le vernissage franco-allemand.

Vous avez quartier libre lundi jusqu’à 18 h, nous indiqua Jutta. Tout sera prêt. Ne vous inquiétez pas !

Connaissant la rigueur de nos deux amies dans le cadre de leur travail, nous ne nous faisions aucun souci, tout serait parfait !

Les œuvres de Klaus MAÏER et les leurs, notamment des réalisations sur le motif à Aix et aux environs, lors de sorties communes seront également exposées.

( https://echangesleonardetsesamisettubingenaufildutemps.wordpress.com )

PHOTO AFFICHE

Lundi 24 Octobre 2022

Je vais employer maintenant le présent de l’indicatif pour vous faire vivre de manière plus spontanée cette semaine époustouflante, à tout point de vue.

A l’heure où j’écris ces lignes, je suis de retour chez moi dans la campagne aixoise, et j’ai encore la tête bourdonnante de tant d’effervescence, de la frénésie de cette jeunesse étudiante, de musiques de rue, de commerces débordant sur la chaussée, de gens mangeant et buvant à toute heure partout dans la ville, une ville magnifique, chargée d’histoire, où vous risquez le torticolis à vouloir regarder les maisons à l’architecture médiévale incroyable et si colorée. Jamais le regard s’ennuie. Il y a toujours du nouveau à découvrir, même quand on pense connaître les lieux. Ce n’est pas la foule, c’est la vie, sans inquiétude, on flâne, on observe, on sourit, les gens sont détendus, n’hésitent pas à nous aborder quand ils entendent parler français, eux-même parlent souvent français.

Patienter jusqu’à l’heure du vernissage n’est pas une punition. Nous en profitons pour faire des achats de Noël, au risque de manquer de place dans la voiture au retour !

A 18 h, nous franchissons la porte de la galerie, pour enfin serrer dans nos bras Jutta et Anna , saluer Wolfang et son sourire sous le chapeau de paille, et faire connaissance avec ZLATA et MAXIME, ainsi que sa maman NADIA. Ils sont Ukrainiens et descendants d’Anna. Ils ont tous contribué à l’installation des tableaux et à la confection du buffet, une œuvre d’art colorée et bien appétissante. « Champagne », dit Anna en levant sa coupe de crémant, excellent cru allemand ! Elle ajoute « Toujours l’Amour ! » en balayant du bras notre petite assemblée.

Le ton est donné, le buffet est ouvert après une entrée en matière de nos hôtesses.

Klaus Maïer ne sera pas présent au vernissage, il nous a fait une visite ce matin à la maison, mais il promet de venir participer aux activités des jours suivants, selon un programme établi en amont.

La première à entrer dans la galerie est Ursula HENIQUE, suivie par Cornelia STOLL et Jule PASCHE. Nous avions fait leur connaissance et celle de bien d’autres artistes, dont Klaus MAÏER en 2011

( https://leonardetsesamis3.wordpress.com ). Ce sont toujours des retrouvailles riches en émotion, et je dois avouer ici que personnellement, l’exposition n’est qu’un prétexte pour revoir toutes ces personnes devenues des amies.

Christiane SAPENA, qui présente ses livres pour la seconde fois, se propose à lire un de ses poèmes. Margit ALDINGER me fait un signe discret depuis la porte. Margit est à l’origine de tous nos échanges depuis 2008. C’est à elle et à son binôme français Claude LAURENS que nous devons d’être là aujourd’hui.

Peu à peu l’espace se réduit, à vrai dire, les tableaux intéressent peu, les visiteurs sont là pour la convivialité. Si l’oreille s’attarde, elle capte une belle cacophonie de langues : les allemands s’expriment en Souabe, en Français, ou en Anglais quand la communication est difficile et Jutta traduit en russe à nos petits Ukrainiens. Une mimique, un geste, un sourire, langages universels et finalement, tout le monde se comprend. Mais reconnaissons que les Allemands parlent, pour la plupart, un français impeccable, voire châtié et je rends hommage ici également à leur Culture, avec un grand C, touchant à tous les domaines, dépassant même les frontières.

A noter également que Tübingen est en pleine préparation du Festival International du Film Francophone du 2/11 au 9/11 dont le siège est situé près de l’Atelier, ce qui nous vaut d’être interpellés, à notre sortie du vernissage, par les nombreux français vivant à Tübingen.

Mardi 25 Otobre 2022

A 10 h, nous avons rendez-vous à l’Atelier, Jutta et Anna nous y attendent, une balade sur le NECKAR est organisée. A notre arrivée sur site, une gondole et un jeune batelier, Manu, réservés pour l’occasion. Un couple de nos âges attend lui aussi, mais manifestement, seul notre esquif naviguera ce jour, et nous l’invitons à se joindre à notre groupe de six personnes.

Le Neckar est un affluent du Rhin, le poumon de Tübingen, qu’il traverse de part en part. Mais c’est la vue plongeante depuis Eberhardsbrücke, le célèbre pont fleuri, vers la Höderlinturm, la maison jaune agrémentée d’une tour, où vécut le poète, qui me séduit le plus. On devine la rivière au delà, s’enfonçant sous les arbres, c’est là que nous allons.

A peine installés, nous sommes l’objet de sympathiques paparazzis se promenant dans le « Jardin des Amours » sur la rive face à moi. Jutta s’est prémunie de lunettes spéciales, c’est jour d’éclipse de lune, nous avons de la chance, il fait un temps magnifique, bien que très frais et humide près de l’eau. Notre capitaine a même prévu les plaids pour couvrir les jambes.

La bonne humeur est à son comble. J’ai fortuitement entonné une comptine, reprise immédiatement en choeur par tous, Chaque explication en trois langues, allemand, anglais et français, de ce qui nous entoure, est émaillée par des chants ukrainiens, français, allemands, mais aussi en italien, « O Sole Mio » par Manu et un long poème, toujours par Manu, en Ukrainien. Ce jeune homme est extraordinaire, il est étudiant, et possède une culture admirable à son âge, doublée d’un sens de la représentation, il n’hésite pas à faire le poirier sur la proue plate de la barque.

A 13 h, les français sont attendus pour le repas chez une amie d’Ursula, Barbara SONNEWALD. Juste le temps d’aller acheter une bouteille de vin à l’Office de Tourisme tout près, très bien achalandé. Nous ne connaissons pas Barbara, qui ne parle pas français, mais elle a chaleureusement émit l’envie de nous rencontrer pour partager un moment agréable et participer à l’accueil qui nous est fait à Tübingen pour une semaine.

Comme souvent à Tübingen, ville très vallonnée, l’adresse de la maison et le parking avec garage sont dans la rue, mais il faut monter une série d’escaliers en paliers, cette fois, sur trois niveaux. La vue depuis la terrasse est superbe. Mais cela se mérite, et lorsque nous apprenons l’âge de notre hôtesse, que je tairai par respect, toujours en activité professionnelle par ailleurs, nous l’envions d’avoir à gravir ces escaliers plusieurs fois par jour, peut-être le secret de sa grande forme !

Quand je vous dis que l’art est partout, à Tübingen et dans les intérieurs : sur les murs, bien sûr, dans la décoration, et sur la table ronde, coquette et élégamment parée. Dans l’assiette, une jolie salade ornée de fleurs comestibles cueillies dans le jardin et une tourte au potiron et à l’oeuf d’un jaune puissant, parfumée aux herbes aromatiques. Un bon gâteau marbré amené par Ursula et un vin rouge, mi vin, mi raisin, très sucré, une spécialité locale à cette saison de fin de vendanges, nous dit Barbara.

Nous prenons congé, non sans admirer encore une fois la flore luxuriante descendant en cascade le long des paliers, pourtant, nous dit-on, un peu perturbée par la sécheresse de cet été.

La journée se finit moins ludique, par des courses alimentaires dans un Lidl sur notre route, très cher, et la recherche d’une station pour faire le plein de gasoil dépassant largement les 2 € par litre. Par chance, la veille, nous avons pu acheter du pain et des bretzels dans une excellente boulangerie et une charcuterie artisanale près de la maison.

Une télévision avec chaîne française est à notre disposition, mais Marc et moi préférons les mots croisés, Francis gère les nombreux clichés pris dans la journée, c’est notre photographe attitré, et Kinou compose des poèmes, nous intimant le silence !

Mercredi 26 Octobre 2022

Nous descendons à Tübingen dès le matin, désireux de profiter un peu de l’ambiance presque estivale de la ville, nous avons rendez-vous à 15 h avec Ava SMITMANS.

L’occasion aussi de tester le restaurant grec, la Taverne Olive. Il est tôt et nous y trouvons place, bien que toutes les tables soient réservées. Un excellent menu, et prévoyants, nous y achetons aussi deux bouteilles de vins pour les prochaines invitations à dîner.

Ava SMITMANS est une artiste peintre que l’on pourrait dire nomade, car elle porte ses projets partout en Allemagne et sans doute ailleurs.

Nous la rencontrons au LEBENSHILF Tübingen, Friedrich Dannemann Strasse, le masque est obligatoire. Jule est déjà là, qui fera l’interprète.

C’est un lieu d’accueil pour handicapés, et elle y expose quelques tableaux, avec différentes techniques sur différents supports, avec pour constante, l’inattendu. Son credo, volontairement, est de ne pas peindre ce qui est beau et donné à tous d’admirer, mais au contraire, de peindre ce qui dérange, qui est sale, abîmé, qui a vécu, ce que l’on refuse de voir, bien souvent.

Mieux qu’une description, un lien pour faire sa connaissance : https://www.atelier-ava-smitmans.de

Ava nous conduit dans son atelier éphémère situé dans la campagne, en banlieue, justement la partie moins touristique de Tübingen. C’est un container avec une fenêtre, aménagé en atelier, propice à la créativité, et où sont entreposées ses œuvres. Thème récurent, très intéressant, une autre vision de ce qui nous entoure, la personnalité d’Ava, telle que je la soupçonne, transpire dans ses œuvres, je suis fan.

Nous échangeons nos coordonnées, on se reverra.

Retour au Kunst Nest Tübingen, Ana et les enfants sont en plein travail créatif avec du carton plume.
Ce soir, les français sont invités à dîner cher Jutta.

Excellent repas, soupe au poulet, une spécialité locale, fromages variés, fruits, et autres gâteries, et bien sûr, du bon vin rouge, Jutta est amateur, mais comme tous les allemands, elle ne s’autorise à déguster un petit verre qu’en fin de journée à la maison, jamais à l’extérieur. Ici, c’est tolérance 0 alcool pour conduire.

Jutta nous montre ses œuvres, nous les connaissons pour la plupart, car régulièrement, elle nous offre des cartes de vœux en reproductions, charmant cadeau que je conserve pour moi-même. Ainsi qu’un calendrier en début d’année.

Mais le clou du repas est de faire connaissance avec son grand-père maternel. Oh, pas en vrai, hélas, mais par le biais d’un gros livre illustré, contenant toutes les photos des œuvres de GEORG TRONNIER, édité par Karl-Peter Klein, qui a fait lui-même toutes les recherches pour faire la biographie et retrouver les œuvres disséminées dans des collections privées partout dans le monde. Jutta nous a fait l’honneur de nous offrir ce magnifique livre, que je tiens à votre disposition, un tel talent ne doit pas rester dans l’ombre.

Jeudi 27 Octobre 2022

10 h, rendez-vous à l’Atelier pour retrouver Jutta, afin qu’elle nous indique l’adresse pour l’Expédition « Peinture sur le motif dans la campagne » avec Klaus et Jutta, à proximité du Schwärtzlocher Hof.

Il est 11 h lorsque nous arrivons sur place les premiers. Jutta nous rejoint et nous grimpons dans un petit chemin derrière le restaurant. Mais l’atmosphère est très humide, à l’ombre, nous pataugeons dans la boue, et malgré une jolie vue, nous ne pouvons pas nous poser. Nous redescendons au soleil, Marc avise un muret face à son choix de dessin, j’en fais autant quelques mètres plus bas, assise sur un tabouret pliant que nous a offert Ursula, inspirée par une remorque de tracteur. Sans doute Marc et moi sommes nous influencés par Ava et ses dessins réalistes.

Quant à Francis, il se balade ici et là, crayonnant, pendant que Kinou se pelotonne dans la voiture pour écrire ses poèmes.

Jutta, fidèle à sa technique, s’est installée en contrebas dans un pré avec une vue plus large sur la nature.

Klaus nous rejoint, nous avons fini nos « oeuvres », il est l’heure d ‘aller déjeuner.

Manquent à l’appel Francis et Marc partis se dégourdir les jambes. Ils nous rejoindront.

Fin octobre, déjeuner dehors au soleil dans une région plutôt montagneuse, c’est assez extraordinaire. Nous nous installons autour d’une table mi-ombre, mi-soleil, pour contenter tout le monde. Repas copieux, se méfier des portions dans les restaurants allemands ! Mais rien ne reste dans les assiettes !

L’après-midi, Klaus nous a gentiment invité chez lui, le plaisir de revoir son épouse Monika. Le thé est servi sur la terrasse panoramique, le soleil est tellement lumineux, qu’il est nécessaire de déployer un parasol.

Puis Klaus nous fait l’honneur de nous montrer quelques tableaux inédits, quel talent ! Je me permettrai de vous en présenter quelques uns, je pense qu’il ne m’en voudra pas, il mérite tellement la notoriété.

Monika est aussi une grande artiste dans le Patchwork, des tableaux avec des tissus, l’art de l’assemblage des motifs, des couleurs.

Monika et Klaus ont la gentillesse d’inviter les français au restaurant. L’Albquell Bräuhaus à Trochtelfingen.

La promenade en voiture jusqu’à ce magnifique village, vaut le détour à travers la campagne Souabe, mais je remarque surtout, à notre arrivée, les enseignes des magasins, de véritables œuvres d’art

Une charmante hôtesse nous accueille dans une petite salle privée, la décoration, intimiste et chaleureuse me fait penser à l’Alsace.

Nous faisons tous le choix d’un menu végétarien. Non par philosophie, mais le plat proposé nous a tous séduit, sans se concerter.

L’ambiance calme et reposante termine agréablement cette journée très active.

Vendredi 28 Octobre 2022

Matinée de repos, nous déjeunons à la maison.

Klaus et Jutta doivent passer par Genkingen, pour nous amener à MÜNSINGEN pour la visite d’un musée que Marc et moi connaissons, mais pas Francis et Kinou.

Mais il y a aussi une exposition temporaire de deux nouveaux peintres que nous aurons plaisir à découvrir. Et les œuvres souabes de l’exposition permanente sont à revoir, et revoir encore, d’autant plus maintenant que nous connaissons les sites peints.

Le ABMALER MUSEUM est situé dans un ancien baraquement de l’armée, les peintres exposés ne sont que des personnes étant nées et décédées dans la région. Aucun peintre encore vivant ne peut bénéficier de voir ses œuvres sur les murs.

Klaus est un guide plus efficace qu’un professionnel. Il a une telle connaissance de sa région, qu’il peut, dans chaque tableau, nommer les différents points de vue, raconter les légendes animant des scènes de vie, donner vie aux châteaux représentés en contant l’Histoire s’y rattachant. Tout en admirant le coup de pinceau, le souci du détail. L’art de peindre les feuillages, les différents verts, l’exercice pour moi le plus difficile.

Jutta et Klaus nous invitent à boire un chocolat et déguster des pâtisseries dans un BT20 à côté du Musée, c’est un Café, Schokoladen-und Kaffeemanufaktur. Autant dire le temple du chocolat chaud. Nos amis prennent de délicieux gâteaux, mais je les apprécie plus à la vue, qu’au palais.

Impossible de quitter le camp, sans aller au BT16, TRESS Manufaktur, producteur des fameux Spätzle et autres variétés de pâtes, nous faisons le plein !

Bien d’autres lieux tentants, notamment une usine-magasin de vêtements créés sur place, artisanaux, en laine de toute beauté, mais il faut être raisonnable !

Ce soir, c’est dîner à l’Atelier. Tous ensemble. Jutta et Anna, nos hôtesses, Ursula, Klaus, Marc, Francis et Kinou ,Zlata, Nadia et Maxime et bien sûr, moi, Madeleine.

Une belle tablée pour un bon repas cuisiné sur place. Une spécialité Ukrainienne de raviolis au poulet, accompagnés d’une grosse salade composée. Du bon vin, des boissons, et des fruits, et comme le redit Anna, « Toujours l’Amour l ». Elle a raison, nous sommes heureux à cet instant. Le bonheur est une chose fragile, éphémère, et il faut le saisir quand il se présente. Nous sommes heureux d’être réunis, notre semaine touche à sa fin, et nous apprécions chaque instant partagé.

Samedi 29 Octobre 2022

Christiane a un rendez-vous personnel à 11 h à l’Atelier. Nous en profitons pour flâner, et justement, voici Jutta qui se joint à nous. Nous allons directement sur la place de la Mairie boire un café, face au Rathaus. Marc l’avait peint sur toile avant sa rénovation. La façade était déjà magnifique à l’époque, et nous avions trouvé dommage de la modifier. Mais, est-ce la luminosité d’une matinée d’automne ensoleillée, nous la redécouvrons et force est de dire qu’elle est encore plus belle qu’avant. Nous avons tout loisir d’en admirer les détails. Son locataire principale, Mr Boris Palmer, que nous avions eu la chance de rencontrer en 2008, jeune maire à la tête de la ville, depuis un an, a vu son mandat renouvelé en 2022, le 23 Octobre, je jour de notre arrivée à Tübingen.

Margit Aldinger doit passer à l’Atelier un peu avant 13 h. Malheureusement, elle a un peu de retard, et, suite à un changement de planning ( Anna a des cours à la galerie, et le décrochage ne pourra se faire que le soir ) Jutta nous dit que nous devons partir pour aller au Musée RITTER, à Waldenbuch, car à 17 h nous devons être de retour pour un thé à l’Atelier avant de décrocher nos tableaux à 18 h.

Je suis un peu triste, mais je sais que Margit comprendra.

Jutta, Klaus et nous les français, commençons par siroter une bonne bière artisanale locale, puis déjeunons au soleil au Muséum. Marc aura un sirop de pamplemousse !

Qui dit Musée, dit Exposition. La première fois que nous étions venus là étaient présentés des tableaux uniquement carrés en hommage au Muréum Ritter, dont le bâtiment est carré, tous comme les chocolats et leurs emballages que l’on trouve dans le Shop Ritter attenant. Cette exposition existe toujours à l’étage, mais au rez-de-chaussée, cette fois, ce sont des objets du quotidien mis en scènes : du papier hygiénique, des morceaux de tuyaux d’arrosage jaunes et assemblés, des cintres, des parapluies, dessinant des formes harmonieuses… Quelques photos s’imposent.

Outre les prix, la variété de chocolats, à l’infini sur les rayonnages, flattent notre gourmandise.. Nous aimons le chocolat de qualité. Cette année, Noël sera Ritter ! A côté des boules lumineuses, le contraste du carré Ritter !

Retour au Kunst Nest, l’Atelier, où la table est dressée pour tous pour un thé-café, et tous les petites spécialités sucrées provençales que nous avions amenées en présent à nos hôtesse.

18 h. Démontage de l’exposition. Tristesse des murs dénudés. Mais une expo chasse l’autre et les œuvres de Jutta et Anna vont retrouver leur place légitime.

Et nous avons la surprise d’une dernière invitation de tous nos amis Allemands à un repas au restaurant JAPENGO, un endroit immense, pour les grands événements, une table pour 10 personnes nous est réservée.

C’est notre dernière soirée en commun, nous restons positifs, on se reverra. Anna lance l’idée d’une prochaine exposition commune, sur le théme « Toujours l’Amour », pour le printemps prochain ? Défi relevé !

Nous sommes tristes aussi de laisser derrière nous nos petits Ukrainiens, avec une pensée émue pour leur père et mari resté au front, mais connaissant leur courage et leur détermination à faire face coûte que coûte ( pour travailler en Allemagne, ils doivent suivre des cours pour apprendre la langue. ). nous sommes rassurés et admiratifs. Quand on sait leur profession respective en Ukraine, on mesure la force de caractère qu’il leur faut pour repartir de zéro.

Jutta peut se déplacer facilement et promet une prochaine visite en France.

Monika, Klaus, on se reverra très vite, promis.

Merci, merci, que dire de plus ? A bientôt.

Madeleine BOULONNAIS-MILLE

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